Rongeurs dans les murs : comment les identifier et s’en débarrasser durablement

Rongeurs dans les murs

Entendre des grattements dans une cloison, un plafond ou derrière un doublage est l’un des signaux les plus fréquents d’une présence de rongeurs. Le problème, c’est que les murs “cachent” l’infestation : on agit souvent trop tard, ou avec des méthodes mal ciblées (répulsifs au hasard, colmatage incomplet, pièges mal placés).
L’objectif de cet article est simple : vous donner une méthode fiable pour confirmer, localiser, traiter, puis prévenir — en restant pragmatique et efficace.

Sommaire

  1. Pourquoi des rongeurs vivent dans les murs
  2. Les signes qui confirment des rongeurs dans les murs
  3. Rat ou souris : comment faire la différence sans les voir
  4. Les risques réels (électrique, sanitaire, structure)
  5. Localiser les zones actives : la méthode pas-à-pas
  6. Les solutions qui fonctionnent : répulsifs, pièges, colmatage
  7. Quand la dératisation devient nécessaire
  8. Prévention : éviter le retour des rongeurs
  9. FAQ

Pourquoi des rongeurs vivent dans les murs

Les murs, cloisons et faux plafonds sont des “autoroutes” parfaites pour les rongeurs : chaleur, obscurité, sécurité, et accès direct à la cuisine/au stockage. Ils s’y installent notamment si :

  • le logement offre de la nourriture (miettes, réserves accessibles, poubelles),
  • il existe des points d’entrée (garage, combles, gaines, aérations),
  • les volumes sont calmes la nuit (peu de passages, zones peu visitées).

Les signes qui confirment des rongeurs dans les murs

Un bruit isolé ne suffit pas toujours : il faut croiser plusieurs indices.

Bruits typiques

  • Grattements nocturnes (souvent entre 22 h et 5 h)
  • Courses rapides (petits pas) dans faux plafond ou doublage
  • Rongements intermittents (bois, plastique, isolant)

Indices matériels autour des murs

  • Crottes le long des plinthes, derrière un meuble, sous évier
  • Odeur d’urine persistante dans une zone confinée
  • Traces de frottement (marques sombres, “gras” le long des passages)
  • Emballages alimentaires entamés, isolant déplacé, laine de verre arrachée

Rat ou souris : comment faire la différence sans les voir

C’est une étape importante, car l’approche (taille des accès, pression de capture, risques) diffère.

  • Les souris : passages plus fins, bruits parfois plus “légers” et rapides, crottes plus petites.
  • Les rats : bruit plus lourd, dégâts plus marqués, passages plus évidents, risques électriques accrus.

Pour vous guider précisément : rats ou souris : comment les distinguer et agir efficacement.

Les risques réels : pourquoi il ne faut pas laisser traîner

Risque électrique (prioritaire)

Les rongeurs rongent parfois les gaines : cela peut provoquer des courts-circuits, pannes, voire départ de feu. Un bruit régulier près d’une zone technique (tableau, combles, derrière cuisine) doit être pris au sérieux.

Risque sanitaire

Crottes, urine et poussières peuvent contaminer des surfaces, et générer odeurs + allergènes. Le risque dépend de l’ampleur, de la ventilation et des zones touchées (cuisine, cellier).

Risque matériel

Isolant détérioré, placo abîmé, gaines arrachées, défauts thermiques/acoustiques.

Localiser les zones actives : méthode pas-à-pas

L’objectif est de trouver où ils entrent, où ils circulent, et où ils nichent.

1) Cartographier les bruits

  • Notez : pièce, mur concerné, heure, durée, intensité.
  • Identifiez si le bruit “se déplace” (circulation) ou reste fixe (nid possible).

2) Chercher les “sorties” visibles

Inspectez en priorité :

  • sous évier et derrière électroménager (cuisine)
  • plinthes et angles de murs
  • garage/cellier (zones de stockage)
  • passages de tuyaux, gaines, trous autour des conduits
  • trappes, faux plafonds accessibles, combles

3) Confirmer les trajets

Les rongeurs longent les murs : si vous trouvez des crottes ou des traces, vous avez souvent le couloir de passage.

Les solutions qui fonctionnent vraiment

1) Colmatage intelligent (mais au bon moment)

Le colmatage est la meilleure prévention, mais il doit être fait méthodiquement :

  • fermez d’abord les accès secondaires,
  • puis traitez les points d’entrée principaux une fois la capture engagée (sinon vous risquez d’enfermer un individu dans une cloison).

Matériaux recommandés : grillage métallique fin, plaques métal, bas de porte renforcés, laine d’acier + mastic en finition sur petites cavités.

2) Répulsifs : utiles en complément, pas comme pilier

Les répulsifs peuvent limiter l’occupation d’une zone ou décourager un passage secondaire, mais ils ne résolvent pas une infestation établie dans une cloison.

Pour une vue d’ensemble des options (naturelles, mécaniques, dispositifs) :
répulsif pour rongeurs : solutions efficaces pour éloigner rats et souris

3) Pièges : la réponse la plus efficace quand ils sont déjà présents

Point clé : on ne place pas un piège “au milieu”, on le place le long des murs et à proximité des zones actives.

  • Multipliez les points de capture dans la zone suspecte
  • Utilisez des appâts tenaces (pâte à tartiner, beurre de cacahuète, chocolat)
  • Suivi quotidien, repositionnement si aucune prise

4) Réduire l’attractivité (sinon ils reviennent)

  • aliments en boîtes hermétiques
  • poubelles fermées
  • nettoyage sous frigo/four
  • suppression des cartons et matériaux de nidification au sol

Quand la dératisation devient nécessaire

Si vous avez un ou plusieurs de ces signaux :

  • bruits quasi quotidiens dans plusieurs zones,
  • dégâts électriques suspects,
  • odeur persistante,
  • prises répétées sans diminution d’activité,
  • suspicion de nid (bruits localisés + matériaux déplacés),
    alors une intervention structurée est souvent la voie la plus rapide et la plus sûre.

Dans ce cas, l’approche recommandée est une dératisation avec diagnostic, sécurisation des accès, traitement ciblé et plan de prévention :
dératisation

Prévention : éviter le retour des rongeurs

  1. Inspection trimestrielle des points d’entrée (garage, aérations, bas de porte).
  2. Stockage alimentaire strict (y compris pour animaux).
  3. Réduction des “abris” : cartons, textile, encombrants contre les murs.
  4. Surveillance légère : contrôle visuel plinthes/angles + odeurs.

FAQ

Les rongeurs peuvent-ils vraiment vivre longtemps dans les murs ?

Oui. Ils utilisent les cloisons comme couloirs et peuvent y nicher si l’isolant ou les doublages offrent un abri, surtout si l’accès à la nourriture est proche.

Faut-il ouvrir le mur pour régler le problème ?

Pas en première intention. On commence par localiser, mettre la pression de capture (pièges), sécuriser les accès et réduire l’attractivité. L’ouverture n’est envisagée que si nid certain et inaccessible autrement (ou dégâts techniques).

Un répulsif suffit-il si j’entends des bruits la nuit ?

Rarement. Les répulsifs aident surtout en complément. Si vous entendez régulièrement des bruits, il faut une stratégie “capture + colmatage + prévention”.

Être rappelé en moins d'une heure

De 8h à 18h en continue


    Veuillez prouver que vous êtes humain en sélectionnant la tasse.